petite remarque sur la pression d'air dans les suspensions :
j'exclue de ces remarques les dispositifs qui remplacent le ressort par un matelas d'air (amortisseurs oléopneumatiques type FOURNALES ou amorto AR des CXE et GL)
Sinon les "amortisseurs et fourches à air" comme on les appelait à l'époque, ont été une mode qui a disparu au bout de quelques années comme tant d'autres dispositifs superflus (anti-plongée sur les fourches par exemple).
L'air qu'on insuffle dans les fourches ou les amortisseurs est destiné à compléter le ressort pour ainsi durcir la suspension.
mais il a surtout pour inconvénient majeur d'augmenter considérablement la pression qu'on fait subir au joints spi, diminuant ainsi d'autant leur durée de vie.
J'ai possédé dans ces années là une HONDA 250 RTL S de trial qui était fabriquée et commercialisée directement par le HRC (service compétition HONDA dont on ne peut mettre en doute la compétence) via son antenne belge.
A ce titre, elle était livrée avec une part-list spécifique et surtout un manuel d'atelier directement édité par ce même HRC.
Pour céder à la mode elle était équipée d'une fourche à air, mais le manuel d'atelier précisait bien que son objectif était d'éviter qu'il y ait dans la fourche une pression supérieure à la pression athmosphérique, pression préjudiciable à le longévité des joints spi.
Pour cela il était préconisé de placer à intervalles réguliers une cale sous le sabot moteur de manière à ce que la roue avant soit "pendante".
Dans cette position, les valves situées sur les bouchons de tube de fourche servaient à vider l'air qui ne manquait pas de s'y accumuler.
A chaque intervention j'entendais le petit "PSCHITT" ................ et mes joints spi ont duré tout le temps que j'ai possédé cette moto.
A méditer donc !
